à THïfîoire S Anne d'Autriche. 399les plus férieufes. De tels exemples, néan-moins, les devroient faire entrer profon-dément dans la connoiflànce du néant detoutes les vanités & de toutes les grandeursde la terre.
La Reine alla voir Madame la Princeffè,plutôt pour fe réjouir avec elle, que pourîa plaindre, & vifita aufli toute la famille,à la réferve de Madame de Longueville ,qui, depuis quelque temps, étoit abfente.Elle étoit allée à Munfter, trouver le Ducde Longueville, que la Reine y avoit en-voyé dès le commencement de fa Régence,pour travailler h la paix.
Le premier mois de cette année ( 1647)fans nulle nouveauté qui mérite d’êtreécrite, les ennemis penfèrent furprendreArmentieres; mais le Maréchal de Gaf-fion, le plus vigilant de tous les hommes,les prévint, & fauva cette place. La plusconfidérable affaire de la Cour, & celleoù l’on paroilToit penfer davantage, étoitle divertiflèment & le plaifir. J’ai déjàdit que la Reine aimoit la comédie, &qu’elle fe cacboit pour l’entendre l’annéede fon grand deuil ; mais alors elle yalloit publiquement. Il y en avoit de deuxjours l’un, tantôt Italienne, & tantôt Fran-çoife , & allez fouvent des aflèmblées.L’éïé précédent, le Curé de Saint-Ger-