402 Mémoires pour fervir
préfuppofé que dans la comédie il ne fedife rien qui pûc apporter du fcandale,ni qui fût contraire aux honnêtes mœurs,qu’elle étoit de foi indifférente, & qu’onpouvoit l’entendre fans fcrupule, & celafondé fur ce que l’ufage de l’Egiife «avoitbeaucoup diminué de cette févérité apof-tolique , que les premiers Chrétiensavoient obfervée dans les premiers fie*clés. Par cette voie, la confidence de laReine fut en repos ; mais malheur ànous d’avoir dégénéré de la vertu de nosperes, & malheur à nous d’être devenusainfi des infirmes dans notre zele & no-tre fidélité! Les courtifans crièrent hau-tement contre le Curé, & le traitèrenthautement de ridicule. Ils voulurent per-fuader que le Pere Vincent, homme debien & d’une grande piété, avoit eu partà cette affaire, pour travailler à la ruinede fon Miniftre, en lui faifant condam-ner les chofes qu’il autorifoit auprèsd’elle; mais en plufieurs occafions, ellerépondit toujours quelle n’en croyoittien.
Quoique je ne traite des grandes af-faires qu’en paflânt, & k la mode d’unefemme qui ne les a pu favoir à fond,& qui a fouvent oublié de les remarquer,il efl arrivé néanmoins qu’elles ont été