d'Anne dAutriche. (1631.) 3
trer tout-à-fait dans fa confiance, & femeure à la place du Miniftre. Sur ce fon-dement, & par les conjonctures entière-ment favorables au Premier-Préfident, ilsfurent forcés de lui faire dire qu’ils avoiencdeflèin, cela arrivant, de chaflèrle Chan-celier, & lui promirent de contribuer detout leur poiïïble à les lui faire redonner ,pourvu qu’il voulût être de leurs amis.Château-neuf s’accommodoit en cet arti-cle à la volonté de la Reine, qu’il voyoitêtre tournée de ce côté-là. Lui-même,qui les avoir depuis perdu malgré lui,les fouhaitoit suffi ; mais il fe fervit alorsde cette prudente modération pour plaireà cette Princefle, & fe contenta de cequ’il alloic, du moins en apparence,poiïeder la première place. Cette intel-ligence étant donc bien établie, le Pre-mier-Préfident eut connoiflànce de cetteDéclaration laite par la Reine contre M.le Prince. Il l’approuva, & y corrigeamême quelque chofe qu’il ne jugea pasêtre félon l’ordre.
Pour bien exécuter cette réfolution, ilfalloir gagner le Duc d’Orléans, quiparoifloit de jour en jour plus détachédes Frondeurs. Mais pour fe raccommo-der avec ce Prince, ils ne manquèrent
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