S Anne (TAutriche. (1651.) 5
rent embarraffés. Us s’étoienc vantés à laReine de lui redonner l’amitié du Ducd’Orléans : & ils ne purent effectuer leurpromeflè. Elle ne laiflà pas de les rece-voir, parce que c’étoit déjà une chofe re-folue, qu’on fe ferviroit d’eux pour lesoppofer à Moniteur le Prince. La Décla-ration fut donc dreflëe, telle qu’il conve-r.oit qu’elle fût. Il étoit nécellàire etifuitede la montrer au Duc d’Orléans. LaReine le fit. Elle le pria de la lire dansfon Oratoire, le foir auparavant qu’ellefut envoyée au Parlement. Ce Prince enfut furpris, & tâcha de détourner la Reinede ce defîbin; mais elle lui témoigna vou-loir absolument la faire paffer. Le Ducd’Orléans, après avoir fait ce qui lui futpoffible pour l’empêcher de le faire, paruty confentir. Il y corrigea lui-même deuxar-ticles , qui ne fe pouvoient prouver contrelui, & s’en alla fe coucher plein d’inquié-tude & de chagrin, fans fe déterminer en-tre ces deux partis.
Pour rendre cette Déclaration plusagréable au public, on y mit en tête uneprotelhtion contre le Cardinal Mazarin ,qui devant être lue & publiée en préfencede Leurs Majeilés, devoit avoir la forcedeperfuader le public que la Reine ne pen-
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