d Anne dAutriche. (1652.3 157vouloir traiter avec le Miniflre, mais ilprenoit en effet fes mefures pour la guer-re. Il offrit au Duc de la Rochefoucaulcle même emploi du Duc de Nemours : ilne l’accepta point, a caufe de fa bleffure,qui le menaçoit encore alors de perdre lavue; fi bien que le commandement del’armée fut donné au Prince de Tarente,fils du Duc de la Trimouilfe. Elle étoitdans Paris n’ofant, tenir la campagne;& uue fi mauvaife compagnie faifoit haïrdavantage M. le Prince, dont les affairesempiroient tous les jours. Les Efpagnols,qui ne le vouloient pas laiflèr périr, fi-rent revenir une fécondé fois le Duc deLorraine, avec un corps affez confidéra-ble. Ce Prince crut avoir affiégé l’ar-mée du Roi, & il fe trompa : car elle feretira heureufement de fes retranchements.
Dans ce même temps,M. le Prince tom-ba malade d’une fievre continue. Sur lafin de fa maladie, Chavigny l’ayant étévoir, ce Prince, fur quelques dégoûts qu’ilavoit eus de fa conduite, s’aigrit contrelui, & lui dit quelques paroles fâcheufes,dont Chavigny fut fi touché, que revenantchez lui, il tomba malade, & mourut derage. M. le Prince, qui fe portoit mieuxalors, l’étant allé voir comme il étoit àl’^strêmité, parut le regretter ; & une per-