d'Anne dAutriche. (165a.) 171frere, avant la première guerre de Paris,où il avoit fi bien fervi ie Roi, eût euquelque penfée de faire un parti, & de feféparer de la Cour; & s’il étoit vrai en-core qu’il eût eu pour cet efiet quelqueintelligence à Noify avec le Coadjuteur,depuis devenu Cardinal de Retz? LePrince de Cond lui répondit, qu’il étoitvrai que Moniteur fon frere avoit eu unefois en ce temps-là une longue conférenceavec le Coadjuteur; qu’il ne croyoit paspour cela que fon delîèin eût été de ielier avec lui ; mais qu’à la vérité, voyantquelques nuages dans l’air il avoit voulutâter de tout, pour voir de quel côté ilfe jetterait. Il ajouta franchement à cedifcours, que Madame de Longueville &lui avoient eu peur de cette converfa-tion; parce qu’ayant pris toutes leursme fur es pour être les chefs du partiqui fe formoit alors contre le Roi, ilsauroient été fâchés que Monfieur le Prin-ce lût venu les incommoder : avouant àla Reine, ce que l’on avoit toujours dit,& que je penfe avoir fuccinéiement mar-qué ailleurs, qu’ils n’avoient été du côtédes rebelles , que parce que Monfieurfon frere étoit de celui du Roi ; & quefi au contraire il fe fût mis à la tête du
H ij