d'Anne dAutriche. (1656.) anlui en auroit pu donner en ce moment .avecjuftice; car elle parut à tous plus aimablequ’elle ne le vouloir être. Elle vint voirla Reine le matin, & la Reine lui renditfa vifite aulfi-tôt après dîné. La converfa-tion y fut gaie, & dans plufieurs rencon-tres cette Reine étrangère fit voir qu’elleétoit fpirituelle & de bonne compagnie.Elle railla le Chevalier de Grammont furla paffion qu’il avoir alors pour Madamede Mercœur, & ne l’épargna nullement furle peu de reconnoiflànce qu’il en pouvoitefpérer. De-là elle fut à la chaflè du fan-glier, où le Roi la convia d’aller. Elle luiavoic dit néanmoins, quand il lui propofad’y aller, qu’elle ne l’aimoit point, parcequ’elle étoit périlleufe, & qu’elle ne pou-voit fouffrir qu’on s’expofât à quelque pé-ril que pour acquérir de la gloire. Le foirà la Comédie Françoife, elle montra d’a-voir l’ame paffionnée : elle s’écria fou ventfur les beaux endroits, paroiffant fentir dela joie ou de la douleur, félon les diffé-rents fentiments qui étoient exprimés parles vers qui fe récitoient devant elle ; puiscomme fi elle eût été toute feule dans foncabinet, fe laiffànt aller fur le dos de fachaife, après fes exclamations, elle de-meuroic dans une rêverie profonde». La
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