d'Anne dAutriche. (1656.) aifque fur les bonnes. Elle n’oblêrvoic nulleréglé de toutes celles que les Rois ontaccoutumé de garder à l’égard du ref-pe<ft qu'on leur porte. Ses deux fem-mes, toutes hideufès& miférables qu’ellesétoienc, fe couchoient fur fon lie familiè-rement , & faifoient avec elle à moitiéde tout. Cependant la Reine, qui étaitau contraire la plus régulière perfonne dumonde, trouvoit des charmes dans l’agré-ment de fon vifage, & dans la maniérélibre de toutes fe s aéïions. En effet, ilétoic difficile, quand on l’avoit bien vue,& fur-tout écoutée, de ne lui pas par-donner toutes fes irrégularités , particu-liérement celles qui ne paroifloient pointeffentiellemem blâmables. Cette douceur& cet agrément étoient mêlés d’une rudefierté, & la politeffe, fi naturelle à notrenation, ne fè rencontroit point en elle.Quelques-uns dirent qu’elle reflèmbloir hFontainebleau , dont les bâtiments fontbeaux & grands, mais-qui n’ont pointde fymmétrie. Elle partit de Compiegnele 23 de Septembre : la Reine ia futconduire à deux lieues de-ià, & ces deuxPrincefiès fc féparerent avec quelquesmarques d’attendriffefnent. Le Marquisde Saint-Simon la traita à Senlis, & Mon-TcnHe y\ K
Schliessen