222 Mémoires pour fervir à VHijl.dévoie être légitime, & ne le pouvoir êtr*que fous l’autorité de fon Archévêque;mais il fut, malgré les intrigues qui fe fai*foient fous ce prétexte, en trouver lesmoyens, tels qu’il les falloit pour fatif-faire le public, & contenter les bonnesâmes qui ne chercboient que la paix &leur falqt, & empêcher que le Cardinalde Retz ne pût troubler par l’autoritéCanonique, le repos de l’Etat.
Le Cardinal Mazarin, bientôt après fondernier retour, avoit fait venir en Francedeux de fes fœurs, Madame de Martinozzi,& Madame de Mancini, toutes deux ver-tueufes femmes. La première fe vit merede deux Princefîès, de Madame la PrincelTedeConti ,& de Madame deModene. L’au-tre, Madame de Mancini, étoit mere deMadame de Mercœur, de Mademoifellede Mancini que le Roi aimoic alors, &de trois de fes fœurs qui étoient arrivéesen France avec elle en 1653, avec unfils qui lui étoit relié. Madame de Mar-tinozzi, après le mariage de la Princefiède Conti & de Madame de Modene, étoitretournée en Italie, & Madame de Man*cini étoit reliée en France auprès de la Rei-ne , eltimée de toute la Cour par fa douceur& fa vertu, vivant d’une vie retirée, & qui