228 Mémoires pour fervîr à THifî.chagrins & les dégoûts qui naiflent desréflexions, ne la fîfïènt bientôt entièrementfinir. Ce fut donc avec beaucoup de rai-fon-qu’elle fouhaita de pouvoir profiterplus folidement de là faveur, par le grand& glorieux établiiïemem qu elle trouva en.la perfonne du Prince Eugene, qui étantde la LVIaifon de SaVoye par fon pere*petit-fils de Charles-Quinc par fa grand’-mere, & du Sang de France par la Prin-cefle de Carignan fa mere, il étoit dif-ficile qu’elle pût trouver'un mari plusconfidérable, ni d’une plus grande naif-fance. Son bonheur fut grand en toutesfaçons ; elle rencontra en ce Prince una fiez honnête homme , & fur - tout unbon mari t fi bien qu’elle eut fujet des’eftimer heureufe. Madame la Princefïè-de Carignan étoit fille du Comte de Soif-fons, & fon frere y le dernier Comte deSoifTons, l’avoit lailTée héritière en partie:de cette illuftre Maifon, qui étoit unebranche de celle de Bourbon. Le PrinceEugene fon fils prit le nom de Comtede SoifTons, & nous l’avons vu fous cenom participer en quelque façon à la fa-veur du Minillre, dont il avoit épouféla niece, & afTez aimé dans la Cour. LeRoi la vit marier fans douleur ni chagrin»
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