a 3 <)’ Mémoites pour fervir à YHïft.que petite part à fa vertu, & fi fon tem-pérament ennemi de l’embarras & desgrands defièins, n’avoit pas été commele fauvageon fur lequel Dieu avoir entéfon amour & fa grâce. L’intrigue & l’am-bition de ceux qui avoient été fes fa-voris , l’avoient fouvent embarqué dansla révolte & dans les confpirations, quis’étoient faites du temps du feu Roi fonfrere contre le Miniftre de ce temps-là.Les malheurs de la Reine Marie de Mé-dias fa rnere, & les mauvais confeilsqu’on lui avoit donnés y avoient eu plusde part que fon inclination naturelle ; caron peut dire que perfonne n’a plus aiméle repos que lui, & que perfonne n’en aeu fi peu , n’ayant proprement joui decette paix intérieure qui la donne, quedans fes dernieres années, qui font cellesde fa retraite, où il a rencontré fon falut& fon bonheur. Il fembla qu’il n’étoitvenu à Paris, que pour voir cet hommequ’il avoit voulu chaflèr du Royaume, &pour lui avoir l’obligation de fon raccom-modement avec le Roi & la Reine ; caril s’en retourna peu après dans fa folitude,qui lui étoit devenue plus chere que lagrolîè Cour qu’il avoit eue au Luxem-bourg.
Ce grand Prince , oncle du Roi,