25 B Mémoires pour fervir à FHift.que des marques de fa bonté, en fut fcan-dalifée. Le Roi & Monfieur la blâmèrent,& le Miniftre qui n’étoit point cruel, enfut étonné. Enfin, toute la Coureuthor-reur d’une fi laide vengeance ; & ceuxqui avoient tant eftimé cette Reine, fu-rent honteux de lui avoir donné deslouanges : mais ce ne fut pas fans fe mo-quer du pauvre mort, qui n’avoit pas eule courage, ni de fe fauver, ni de fe dé-fendre , & d’avoir eu contre cet accidentune précaution fi inutile; car du moinsil devoit avoir un poignard, & s’en fer-vir avec valeur. On laiflà cette Reine lan-guir long-temps à Fontainebleau, pourlui montrer le mépris qu’on avoit pourelle; mais enfin, elle fupplia tant de foisle Miniftre de la laifièr venir à Paris, qu’illui fut impofilble de la refufer. Elle vintdonc voir le ballet que le Roi danfa cetteannée pour le carnaval, & elle arriva levingt-quatre Février 1658. U eftà croirequ’elle auroit fouhaité de pouvoir s’é-tablir tout-à-fait en France ; mais on nelui fit efpérer de l’y fouffrir, que quelquesjours feulement. On la logea dans leLouvre à l’appartement du Cardinal Ma-zarin ; ce qui fut concerté exprès, pourlui montrer qu’il falloir qu’elle le quittâtpromptement. Malgré toutes les précau-
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