a5a Mémoires pour feryir à FHifl.
Dans ce même temps, le Roi alla anParlement pour faire recevoir une Bulleque le Pape avoit envoyée contre les Jan-lëniftes. La Reine, animée d’un zele vé-ritablement louable , croyoit avec rai-fon devoir fa royale proteélion à la vé-ritable doéïrine de l’Eglife , qui fem-bloit être attaquée par les opinions duJanfénifme touchant la Grâce & le li-bre Arbitre de l’homme qu’ils ont paruvouloir combattre ; mais les gens debien étoient perfuadés que ceux qui laconfeilloient fous l’apparence de la gloirede Dieu & de la Religion , l’engageoientfouvent à des chofes qui en toutes leurscirconftances ne paroifloient pas condui-tes par l’efprit de charité : & commeils étoient fans paillon, ils fouhaicoientque la paix fe pût rétablir entièrementparmi les fideles, & que l’on travaillâtfincérement à ramener à l’obéiflànce ceuxqu’ils croyoient s’éloigner des fentimensorthodoxes. On les accufoit, & peut-être injuftement , de vouloir regardercette affaire comme une fource de la-quelle ils pourraient toujours tirer desmatières agréables h la piété de la Reine,& par elles demeurer les maîtres de ladeftinée de beaucoup de gens. On peuttourner toutes chofes en bien & en mal ;