iïAnne cCAutriche. (1658.) 273reçut une nouvelle vie, &, ce bonheurcaufa beaucoup de joie à la Reine-Mere,à Monfieur, & h tous les bons Fran-çois. Le Miniftre en fut auffi fort con-tent; mais il parut qu’il y regarda i'oaintérêt préférablement à toutes chofes :il fit en cette occafion des adions quidévoient déshonorer fa mémoire. Com-me il n’ofa rien efpérer de Monfieur, ilenvoya enlever fes tréfors & les meublesde fa maifon de Paris, pour les faire por-ter au bois de Vincennes. I! prit néan-moins fes mefures le mieux qu’il put,avec le Maréchal du Pleins, Gouverneurde Monfieur : il lui fit de grandes pro-menés , & alla vifiter tous ceux qui étoiencpeu ou beaucoup dans les bonnes grâcesde ce jeune Prince, particuliérement leComte de Guiche, à qui il fit des avan-ces , qui parurent forcir d’une ame bafiè& foible.
Après l’heureufe guérifon du Roi ,la Cour revint h Compiegne, où leursMajeftés reçurent les premières marquesde la joie publique : ils n’y tardèrent guere,parce que le Roi. avoir defîèin de femontrer à fon peuple, & de-là s’en allerà Fontainebleau. Il ne parut point chan-gé de fa maladie : aufli-tôt qu’il eut prisl’air, les forces lui revinrent : & quand
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