£ Anne £ Autriche. (1658.) 293Reine l’embrafià, & les PrincefTes fes fil-les, qui, toutes deux en la faluant, mirentles genoux en terre. Mademoifeile faluaMadame de Savoye comme fa tante, &toutes ces PrincelTes s’embrafièrenc com-me étant proches parentes. La Reine re-monta en carrofiè, & fit mettre Madamede Savoye auprès d’elle au-devant, quiétoic fa place ordinaire. Mademoifeile femit au-derriere, & fît mettre auprès d’el-le Madame de Carignan, qui avoit écéau-devant de Madame de Savoye, com-me étant de fa Maifon par fon mari.Monfieur fe mit en une portière avecla Princeiïè Louife, veuve : & le Roi eutauprès de lui, à l’autre portière, la Prin-ceflè Marguerite. Pendant le chemin, ilparut toujours l’entretenir avec gaieté ;& contre fa coutume, il lui parla beau-coup, & elle à lui. La Reiue, qui étoicattentive à tout ce que faifoit le Roi, mefit l’honneur de me dire, à fon retour àParis, qu’elle en avoit été étonnée, &qu’elle avoit fend de la peine de lesvoir d’abord fi bien enfemfale. Selon lerécit des témoins de cette entrevue, &de la Reine même, la Princefiè Margue-rite parut à tous, dans ces premiers mo-ments, de jolie taille, & bien faite : onlui trouva les yeux beaux , les fourciis
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