à'Ame (TAutriche. (1658) 29 gqu’elle pue pour lui plaire, le remerciantde ce qu’il avoit employé le crédit qu’ilavoit auprès de Leurs Majeftés pourcette reftitution. Après quelques momentsde converfation, le Roi & Monfieur al-lèrent la mener chez elle, & toutes cho-fes ce foir-là fe paflerent h l’avantage deMadame Royale & de la Princeflè Mar-guerite.
Dieu, qui avoit deftiné le Roi à uneautre PrincelTe, la première de l’Europe,& la plus grande du monde , avoit or-donné , par fa Providence, que le Roid’Efpagne, au bruit du voyage de Lyon,s’étoit allarmé , & j’ai fu par celle quidepuis a été notre Reine , que le Roifon pere entendant dire que le Roi alloicfe marier, avoit répondu : Efto no pue -defer, y no fera. (Cela ne peut pas être,& ne fera pas.) Cette Princeflè, depuisqu’elle efl en France, m’a fait l’honneurde me dire que ces paroles du Roi fonpere lui plurent , & que le voyage deLyon ne lui étoit pas agréable. Elle avoitdans le cœur un preflentiment qui l’aver-tifloit que le Roi devoit être fon mari ,& elle favoit qu’elle feule étoit entière-ment digne de lui; fi bien que pour gué-rir l’inquiétude que le nom de la Prin-eeflè Marguerite lui donnoit, elle eut
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