(TAnnt tf Autriche. (1658.) 303de feu dans les yeux, n’étoic plus fi laidequ’elle l’avoic été. Sa paffion l’embel-lifloit : elle étoît même allez hardie pourêtre jaloufe, & déjà elle avoir faic degrands reproches au Roi de fa légèreté *& de l’agrément qu’il avoir eu d’abordpour la Princelîè Marguerite. Comme leRoi ne cralgnoit pas que cette Princelîèle refufât, la galanterie & l’amour pré-fent l’avoient emporté ce jour-là fur lelégitime ; & pour fadsfaire cette fille paf-fionnée, il avoit paru plus froid pour laPrincelîè Marguerite. Cette modérationavoit été vifible aux fpeélateurs ; car ceux-qui nous écrivirent de Lyon, nous man-dèrent l’agrément de l’arrivée du premierjour , & le changement du lendemain.Mais quand le Roi apprit qu’il étoit def-tiné à une plus illuftre alliance, & qu’ilen comprit les avantages, ce qu’il avoitfait pour Mademoifelle de Mancini futalors confirmé dans fon ame par des rai-fons plus folides ; fi bien que depuis cefécond jour, fi funefte à la grandeur dela Princefiè de Savoye, il fut toujours plusindifférent pour elle. Mademoifelle deMancini, de fon côté, admirant la fidé-lité du Roi, & la puifiànce qu’elle avoiteue fur lui, reprit fon porte ordinaire,qui étoit d’être toujours auprès de lui, à
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