iïAnnt if Autriche. (1659.) 321dit, fut exilé, & le peu de beauté de faniece fut célébré par un couplet qu’ilsfirent, qui eut grand’vogue, & qui n’écoicpas à fa gloire.
Le Miniftre, pour accomplir le deflèinqu’il avoit de donner la paix à l’Euro-pe, & preffé par la Reine qui fouhaitoitde la confirmer, envoya des ordres duRoi fur la frontière pour faire cefièr lesaétes d’hoftilité; ce qui fut après d’unnotable préjudice h la France : car le Roid’Efpagne , qui n’avoit pas des inten-tions auffi finceres que le Roi, la Reine& le Miniftre, profita trop avantageufe-ment de cette fufpenfion d’armes. Ellepriva le Roi des avantages qu’une arméeviélorieufe qui étoit au milieu de la Flan-dre lui auroit pu donner alors, & quiparolflbit en pouvoir faire l’entiere con-quête : la continuation de la.guerre au-roit du moins fait fubfifter le projet de lapaix qui avoit été fait à Paris par le Car-dinal Mazarin & Pimentel, Miniftres desdeux Rois, dont tous les articles étoienttrès-avantageux pour le nôtre.
Le Cardinal devoit aller bientôt fur lafrontière travailler à la conclufion de cegrand ouvrage, où toute l’Europe étoitintérefièe , & le premier Miniftre d’Ef-pagne , Dom Louis de Haro, dévoie y ve-
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