(TAmie iAutriche. (1659.) 359„ les letcres du Roi & de la Reine d’El-„ pagne & de l’Infante ; fi bien que„ depuis ce jour-là qui fut hier, nous„ croyons avoir une Reine. Un Corde-„ lier, en grande réputation de fainteté,„ qui eft toujours dans le palais, étant„ venu voir Moniteur le Maréchal, lui a„ dit qu’il l’avoit ce tnatin traitée de Ma-„ jefté, & qu’elle s’étoit mife à rire. Nous,, devons avoir aujourd’hui l’audience,, de congé , & on croit qu’il y aura„ comédie au palais.
„ Depuis ma lettre écrite, nous avons„ été à l’audience de congé, qui n’é-„ toit point dans le même lieu ni en pu-„ blic. Le Roi a dit à Moniteur le Ma-,, réchal qu’il étoit bien-aife de l’avoir„ vu en cette occafion, qu’il avoit tou-„ jours oui parler de lui, & qu’il fe pou-„ voit aflurer de fon amitié. Je penfe„ même qu’il lui a dit qu’il avoit tou-„ jours bien traité les Efpagnols. C’eft,, en dire beaucoup pour une ftatue.,, Quand le Comte de Guiche & le„ Comte de Louvigny, fes enfants, l’ont„ falué, il a dit buen moço, ( Beau gar-„ çon. )
„ Au fortir de-là, nous avons été pren*„ dre congé de la Reine & de l’Infante.„ Elle n’étoit pas fous le dais comme