36a Mémoires pour fervir à VHift.
,, vérences, qui durent un demi - quart„ d’heure, & les unes après les autres font„ forties, pendant que le Roi a été tou-„ jours découvert. A la fin il s’eft levé,„ & a fait lui - même une révérence rai-„ fonnable à la Reine ; la Reine en a fait„ une à l’Infante ; & fe prenant aHfîi, ce„ me femble , par la main, elles s’en font„ allées. Voilà ce que j’ai pu ajouter à„ ma relation. Le Roi d’Efpagne vient„ d’envoyer ce foir à Moniteur le Maré-„ chai, un cordon de diamants qui eft fort„ beau, que nous eflimons vingt mille„ écus & plus.
Je reçus encore à Niort une fécondélettre de mon frere, qui m’apprenoit lamort du fécond Prince d’Efpagne ; ce quifit craindre au Maréchal de Gramont, quefon voyage n’eût une fin différente defon commencement ; mais l’état où étoitce Roi l’obligea de confirmer fa parole,& d’acheter la paix par l’Infante.
Pendant le féjour que le Roi fit enProvence lorfqu’il étoit à Marfeille, leDuc d’Orléans étant à Blois, y mouruten fort peu de jours. Ce Prince méri-toit d’être regretté, tant pour fes bon-nes qualités que pour être fils du RoiHenri le Grand, dont la mémoire doit