3^4 Mèmoh es pour fervtr à l'Hift,la Régence, donc j’ai fait de grandes &les defcriptions, l’étoit auffi : il nelui ( en reftoit que le fâcheux fouvenir dela vanité de fes penfées, & de l’inutilitéde fes a étions. Depuis le mauvais fuccèsde fes malheureufes entreprifes, il étoitdemeuré dans un certain état de difgra-ce, qui fait compter les hommes au rangdes morts, avant qu’ils le foient en effet;mais il eft à préfumer qu’il vit de la viedes juftes, & que fa pénitence & les aumô-nes qu’il faifok dans fà folitude de Blois,lui donnent dans l’éternité une place quivaut beaucoup plus que toute la grandeurmondaine dont il s’étoit vu environné.
Le Roi & la Reine mêlèrent au regretqu’ils eurent de fa mort, le fouvenir deschofes paflees, & il fut caufe que leurdeuil ne fut pas sxcefîif. Mademoifelleen fût fâchée; car la perte d’un tel peredoit toujours être fenlible ; mais les pro-cès qu’elle a voit eus contre lui, & le peud’application qu’il avoir eue à la bien ma-rier , diminuèrent un peu fa douleur :& la confiance qu’elle eut à fouffrir cemalheur, étoit moins un effet de fa ver-tu que de fon indifférence. Madame vkfa perte, & il eft h croire qu’elle la fen-de beaucoup ; mais cette Princeflè étoit|i deftinée à o etre comptée pour rien,