cTAnne S Autriche. (1660.) 371le Commet d’une demi-montagne. Je penfeque c’étoit autrefois l’habitation fecreted’Urgante la déconnue. C’efl: un rocqui eft des plus inaccellibles, il forme en-haut une terraflTe quarrée & grande, quifert de cour à ce châceau, dont on dé-couvre une plaine des plus belles & desplus fertiles de cette contrée : elle aplus de demi-lieue de large, & plus d’unelieue de long. Le Grave paflè au milieude la plaine, qui, fortant du profond desmontagnes, court avec une grande ra-pidité au milieu de cette belle vallée.Elle ell environnée des plus hautes mon-tagnes qui font en cet endroit. Il y ena une, qui, pour être fort droite & forthaute, depuis le bas jufqu’en-haut, efl unpeu féparée des autres : elle s’appelle lePic de Midi. Celle-là n’eft pas plus loindes fenêtres du château, que le Pont-neuf l’eft du Louvre. De cette même vueon découvre fix grands bourgs qui fontau-bas, ou fur les premières hauteurs!de ces montagnes. Dans l’un de cesbourgs, il y a une Abbaye d’importance,,& d’un grand revenu, bien bâtie, doncles Religieux font d’une vie exemplaire ;elle s’appelle Saint-Seurin. Le Grave,qui arrofe les prés de cette plaine, lesrend beaux : il y a par-tout des vergers
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