39° Mémoires pour fervir à THifi.donner de l’ornement; mais malgré for»habic, nous apperçumes fa beauté. C’é-toit une marque infaillible de fa gran-deur.
De-là nous allâmes la voir dîner ,avec un defir fort emprefle de la voirde près. Quand elle forcit de fa cham-bre pour venir dans celle où fon cou-vert étoit mis, on nous convia de nousapprocher d’elle, & de lui aller baiferla main. La DuchafTe d’Ufez, qui étoitde notre troupe, y fut la première; puisMadame de Lionne , puis moi , félonque le hafard m’avoic fait rencontrer au-près d’elle , les autrés enfuite y furentde même. Elle fe mit enfuite à table, &fut fervie par fes Dames & par fes Me-nins. Comme en la faluant je lui avoisparlé Efpagnol, elle s'arrêta à moi, &me fit l’honneur de me répondre à toutesles queftions que je lui fis. Ses proprescheveux ne fe voyoient point, elle enavoit de faux qu’ils appellent monos ,c’eft-à-dire faux cheveux. Je lui deman-dai h voir les Cens : elle me les montra,& j 'eus fujet d’être fatisfaite de leur beau-té. Quand elle fut à table, elle me com-manda de m’approcher, & de l’entretenir.Je paflai derrière fa chaife ; & commetouces fes Dames, par refpeét, n’appro-