(T Anne et Autriche. (1660.) 403étoient auflî, qui feules y entrèrent avecles domelliques. Les Rois la jurèrent furune table, chacun d’eux mettant la mainfur l’Evangile, & fe tenant à genoux.Après cette importante aétion, iis s’em-brafiTerent, en difant qu’ils vouloient aulïïjurer une amitié éternelle. Chaque côtéde cette falle étoit meublée, par les deuxRois, de belles tapilîèries & de bro-cards. Celles d’Efpagne étoient admi-rablement belles , & certaines chofesaoffi du côté du Roi étoient plus riches.11 y avoir au-dehors des troupes de cha-que côté des Rois pour les faluer. Cellesdu Roi d’Efpagne étoient rangées à l’au-tre bord de la riviere, vis-h-vis du che-min par où venoit le Roi; & les tien-nes étoient le long de la riviere , paroù abordoit le Roi d’Efpagne. Elles fur-pafioient en toutes chofes les Efpagno-les, qui me parurent porter la livrée jau-ne & rouge ; ce qui leur donnoit un peud'éclat; mais il étoit petit en comparai-fon de l’or qui étoit fur le bleu desFrançois.
Le lendemain , le Roi & la Reine, fui-vis de beaucoup d’hommes & de nullesfemmes, que de la Dame d’honneur &d’atour , s’en allèrent quérir l’Infante-Reine. Après que les deux Rois, les deux