iAnne Æ Autriche. (1660.) 425vaife , eut les gouttes : elles rentrèrentpar des bains qu’on lui fit, à caufe qu’ilavoit aufli la gravelle. Ses gouttes ren-trées lui cauferent de grandes douleursdans les entrailles, qui lui donnèrent lafièvre & des convulfions qui firent dou-ter de fa vie. Un jour le Roi, qui ve-noit fouvent à Paris, lui demandant con-feil fur quelque affaire , il lui dit : Si-re , vous demandez confeil à un hommequi n'a plus de raifon , Si qui extra-vague. Le Roi, connoiflànt en effet qu’il* avoit des moments de rêverie , touchéd’une vive douleur, s’en alla dans unepetite galerie qui étoit de l’appartementdu Cardinal, >& là il pleura cet hom-me qui lui avoit fervi de Tuteur , deGouverneur & de Miniftre tout ensem-ble. Il n’avoit pas connu tous fes dé-fauts, & fes derniers fervices lui avoientfait voir fa capacité & fes bonnes inten-tions.
Toutes les Compagnies fouverainesallèrent faluer ce Miniftre, avec des fen-timents contraires à ceux qu’ils avoienteus par le pafïe. Le Parlement députaun Préfident , deux Conseillers de laGrand’Chambre, & un de chaque Cham-bre des Enquêtes, pour le remercier dela paix qu’il venoic de faire ; honneur