d'Anne cf Autriche. (1 660.') 1 xtrouvèrent plus mal ce jour là, & plusoppreffé. Il leur parla de fa mort, & leurdit des chofes touchantes. Le Roi & laReine-Mere y furent deux heures, & enfortirent pleurants & attendris. Sur la finde Février, le Cardinal empira tout à-fait& ne fachant à qui jetter fes innombra-bles tréfors, il fiança fa niece Mancini,qui étoit revenue à la Cour, au Conné-table Colonne , avec une dot de centmille livres de rente en Italie, & fa belleraaifon de Rome qu’il lui laiflà. Le Roi àfon retour avoit vécu avec elle avec beau-coup plus de marques d’indifférence quede paffion. Quelques-uns ont dit qu’il eutencore quelques moments de tendreffe ,qui penferent rallumer fes premières flam-mes ; mais je l’ignore, & n’en puis riendire.
Le Miniftre fit époufer Hortenfe Man-cini au Grand-Maître, en le faifant héri-tier de tous fes biens, & lui fit quitter fonnom de la Porte, qui de fol étoit médio-crement honorable, & l’obligea de pren-dre celui de Mazarin, avec des biens & desétabliflemems prodigieux. Depuis long-temps , le Grand-Maitre, fils du Maréchalde la MeUleraie, étoit amoureux dé Ma-demoiielle Hortenfe, & avoit refufé laComteflè de Soifons, efpérant d’avoir fa
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