54 Mémoires pour fervir à l'Hift.occafion fes fentiments naturels, qui fu-rent alors un peu trop forts fur tout cequ’elle defira , & qu’elle crut devoir faire.Si en faveur de la gratitude qu’elle étoitobligée d’avoir pour le feu Cardinal Maza-rin, elle avoit examiné fes intérêts avecmoins d’exaftitude , elle y auroit rencontrédeux grands biens enfemble & la gloire &le repos.
Le Roi paroifloit avoir encore de l’a-mitié pour la CortnefTe de Soûlons; cerelie d’attachement avoit toujours in-quiété la Reine; & le peu de foin quecette Princefïè avoit de lui plaire , luidonnoit quelquefois un jufte prétexte defe plaindre d’elle. La Reine-Mere fuivoicdoucement les inclinations de la Reine fafille; car autant h fon égard qu’à celui dela Reine, cette niece du Cardinal, commeje l’ai déjà dit, n’avoit jamais bien fatisfaîtà fes devoirs. Ces dégoûts obligèrent laReine à protéger la DuchefTe de Navailles ;& la Princeflè Palatine, qu’elle confidéroitétant éloignée de la Cour, elle nefefou-cioit plus defoutenir les intérêts de la Sur-Intendante.
Le Roi, dont les intentions étoientdroites, ayant écouté les raifons de part& d’autre, régla les fon&ions de la Sur-intendance & de la Dame d’honneur. Il