fo Mémoires pour fervir à l'Hift.imaginer aux Courdfans que la voluptépourrait peut-être détacher le Roi de laReine fa mere ; mais ce grand Prince pa-roifloit fi lié à fon devoir, & fi naturelle-ment vertueux, que cette divifion n’ar-riva point. L’heure des plaifirs paflee, ilrevenoit toujours h la Reine fa mere ; illui rendoit ce qu’il lui devoit en qualitéde fils bien-aimé , & témo'groit avoirbeaucoup de confidération pour elle.Non feulement il l’aimoit ; mais il luidifoit des chofes qui faifoienc voir aufliqu’il l’eftimoit : dans le vrai, elle lui endonnoit fujec par fon défintérefiement ,& par l’affeétion tendre & refpe&ueufequ’elle avoit pour lui.
Les derniers jours du mois de Mai, lePrince de Condé dit au Roi qu’on avoittrouvé à Auxerre un portrait de HenriIV, attaché à un poteau, avec un poi-gnard qui lui traverfoit le fein , & uneinfcription Latine fort criminelle qui re-gardoit fa perfonne. Le Roi lui répon-dit : Je m'en conjole , on n'en a pas faitautant contre les Rois fainéants. Un jourdilànc en confidence à quelque perfonnequ’il eftimoit, que s’il avoit jamais laguerre, il vouloir y aller en perfonne ; &ce ! ui là ayant répondu que ce feroit unegrande imprudence, & quafi un défaut à