à'Anne d'Autriche. (1661.) 73
ployoic fon efprit à ce qui lui convenoicîe plus.
La Reine écoic partie le vingt-fept Juinpour aller h Dampierre, & avoic menéMadame exprès avec elle pour mettrequelque interruption aux promenadesqui lui déplaifoient ; mais h fon retource fut la même chofe, & les plaifirs deFontainebleau continuèrent de donnerquelque chagrin à la Retne-Mere. Com-me raifonnable, elle trouvoit impofliblequ’un Roi fi jeune, & qui donnoit beau-coup d’heures au travail, pût s’empêcherd’en donner quelques-unes à fes divertif-fements ; mais comme mere & chrétienne,elle craignoit la force de cet âge, & lespérils que la volupté fait rencontrer àceux qui la fuivent. Moniteur, qui avoirîaifîe engager Madame dans les promena-des & les plaifirs, un peu plus que la bien-féance ne le permettoit, commençoit à felâcher de cet excès. Sa préfence & lesinnocentes intentions de Madame, qui,dans ce temps - là, ne paroifloient avoird’autre objet que le plaifir en général,enôcoit tout le danger; mais cette affiduité,quand elle parut nécefiaire à Moniteur,lui fut plutôt une peine qu’un divertif-fement ; & changeant de fentiment, ileut de la répugnance pour les chofesTome VI. D