d'Anne d'Autriche. (1661.') 79
laiflèr aller les chofes félon les defirs dala jeuneflè, & félon les plaifirs qu’ils efti-moient innocents , Madame la ferviroitauprès du Roi, & travailleroit à les te-nir toujours unis. La Reine-Mere, qui neregardoit que fon devoir, & qui de plusétoit contente du fond du cœur du Roifon fils-, leur répondit, à ce qu’elle mefit l’honneur de me dire le même jour ,qu’elle ne vouloit auprès du Roi les bonsoffices de qui que ce foit ; qu’elle ne de-firoit que fa gloire, & ne lui donnoit qu«des confeils entièrement défintérefles ;que tant que le Roi les recevroit commeil avoir fait jufqu’alors, elle feroit fatif-faite de lui ; mais qu’auffi - tôt qu’elle feverroic dans la nécefficé d’un tiers , &avoir befoin de bons offices auprès delui, eile le quitteroit & s’en iroit au Val-de-Grâce paflèr le relie de fes jours enrepos. Elle en dit autant plufieurs fois aaSur-Intendant Fouquet, & à tous les au-tres qui, afpirant à la faveur, vouloientl’engager à protéger leur fortune, en luipromettant leurs fervices auprès du Roi.Elle ne vouloit prendre aucunes mefu-res pour fe conferver de l’autorité; fondellèin étoit feulement de faire ce qu’ellecroyoit julte & raifonnable. Elle a réulfià ce qu’elle a defiré de faire : pat; fa vertu
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