§4 Mémoires pour fervir à l'Hij’t.amie &. Tes freres, furent avertis par cethomme à qui il avoit dit ces mots ; & s’ilsavoient voulu, ils auroient eu le tempsd’aller brûler cous fes papiers ; mais Ma-dame du Pleflîs, à ce qu’on a fu depuis,ne voulut pas le faire, croyant qu’il avoittout bru é avant que de partir.
La Reine Mere ayant reçu un courierdu Roi, envoya chercher le Chancelier& fon Capitaine des Gardes. Elle fit fcel-ler à Fontainebleau la maifon du difgra-cié, & envoya, comme je l’ai déjà dit,fceller les autres lieux qui lui apparte-noient. On mit garnifon dans toutes fesmaifons, & même chez Bruan, fon pre-mier Commis, comme ayant plus de partà fes fecrets que nul autre. Ses enfants,par la permiffion de la Reine-Mere, fu-rent menés à Paris par Madame de Bran-cas, dont le mari depuis peu avoit achetéla charge de Chevalier d’honneur de laReine-Mere, & qui fe trouvant ami de cethomme, ne les voulut pas abandonner.Ils furent mis entre les mains de leurgrand’mere, qui étoit une fainte. Quandelle fut le malheur de fon fils, elle remer-cia Dieu de fes difgraces, efpérant qu’el-les romproient les chaînes qui le tenoientattaché au péché, & contribueroient àfon faluc.