e?Anne A'Autriche. (1661.) 87<î’ue ce ne font pas toujours les plus aima-bles , les plus jeunes, ni les plus ga-lants, qui ont les meilleures fortunes, &que c’eft avec raifon que les Poëces ontfeint la Fable de Danaé & de la Pluied’or.
Le Roi envoya commander à Madamedu Pleflis Belliere d’aller à Monbrifonen Forêt. Celle-lk étoit amie de Fou-quet, & à ce qu’on a dit, avoit beaucoupaidé à lui gâter l’efprit par toutes fes in-trigues. Elle le fervoit particuliérementà entretenir les liaifons qu’il avoit avecles principaux de la Cour ; elle avoitbeaucoup d’efprit & d’ambition. Leshonnêtes gens s’en trouvoient bien : ilsentroient dans fes intérêts ; & pour lesen payer, elle trouvoit toujours le moyende les obliger. Elle avoit marié fa fille auMarquis de Crequi, frere du Duc, hon-nête homme, brave, & qui avoit beau-coup de réputation. L’habileté de Ma-dame du Pleffis, fa belle-mere, fut iigrande, qu’elle le fit Général des Gale-res peu de temps avant le voyage deNantes. On vit alors quafi finir la maifoadu Cardinal de Richelieu. Le Duc deRichelieu Ton neveu avoit eu cette char-ge, & le Gouvernement du Havre ; maispar l’ordre de la Cour, & par la nécef-