d'Anne dAutriche. (1661.) 99
«je lui devenir redoucable par l’allian-ce qu'il venoit de faire avec le Portugal ,écoir. de lui faire naîcre des affaires , &que cette action fomentée & préparéepar les Efpagnols, avec tant de foin &d’argent, avoit plutôt pour bue de fairefaire une fédition dans Londres, qui pûtproduire des embarras à ce Prince, quele defir de la préféance. Et fur ce que leRoi lui dit, qu’il avoit demandé au Roid’Angleterre de chafler Batteville de fesEtats, il lui répondit, à ce qu’il me con-ta lui-même, qu’il croyoit que SaMajef-té feroit mieux de furieoir l’effet de cet-te demande, k caufe que fi le Roi d’Ef-pagne, prelle par la néceffité d’obferverla paix, fe réfolvoit de lui donner fatif-faftion, il ne pouvoir pas lui en faire uneplus forte, que de rappeller Batteville;& qu’il valoir mieux le laiflêr chaflèr parle Roi d’Efpagne, que par celui d’An-gleterre : ce qu’il trouva de bon fens, &fe réfolut de lüivre fon confeil.
D’Eftrades me dit encore qu’il avoitconfeilléau Roi denefe pas hâter de fairevoir au Roi d’Angleterre, qu’il étoit dé-terminé à la guerre, au cas qu’il ne fûtpas fatisfait ; parce que ce Prince avoitun grand intérêt à l’y engager, & qu’ilpourroit lui faire acheter cette réfolu-