T io Mémoires pour fervir à MH fl.rir les bonnes grâces des Grands ; maisayant été fortement prefle par la Reined’Angleterre, il y confentit. Le Roi ,malgré les dégoûts qu’on lui avoit don-nés de moi, par un refte de juilice qu’ilme confervoit, n’y auroit peut-être pasété contraire, & il s’en déclara en pré-fence de trois perfonnes * d’une manié-ré allez obligeante pour moi , pour mepouvoir confoler de tous mes maux ;mais Madame enfin, m’ayant fait dornerl’exclufion par lui, me remit dans un étatde tranquillité, dont je lui refte redeva-ble : car h la vue de cette charge &de cet engagement, la perte de ma li-berté que je regardois accompagnée descharmes qu’elle avoit eus pour moi juf-ques alors, me caufa de grandes peines.Dans cet état, je me vis expofée aumalheur de perdre le repos de ma vie,ou de me voir privée d’un honneur quej’avois fouhaité. Le dernier m’arriva ;mais ce ne fut pas, je l’avoue, fans fouf-frir les douloureufes pointes des coupsde mes ennemis : & par une étonnantecontrariété de nos pallions & de nosdélits, je me trouvai bleflee, par la pri-
* De la Reine, de la Ducheffe deNavailles, &de Madame de Béthune. Ce fut la DuohelTe deNa-▼ailles qui me le conta,