d'Anne d'Autriche. £1661.) x 13/ageufement le martyre que leur raifon,quand ils en ont, leur fait rencontrerdans l’affujettiflèment des charges, l’em-barras des rangs, le foutien de la digni-té, & l’oppofition des envieux & desennemis qu’on y trouve.
L’année finit par la terreur que répan-dit dans la Cour, aufli-bien que dans laVille de Paris , la Chambre de Jufticeétablie pour faire le procès au Sur-In-tendant , & à tous ceux qui fe trouve-roient convaincus de malverfation dansle maniement des deniers du Roi, à eau*fe que la recherche exaéte qu’on en fai-foit , regardoit les plus grandes famillesd’Epée & de Robe, qui leur étoient al-liées, & avoient profité de leurs grandsbiens. Ce qui me furprit en ce temps là,fut que j’avois entendu crier toute mavie contre les partifans & contre la to-lérance que le Cardinal de Richelieu &le Cardinal Mazarin avoient eue pour lesGens d’aff.lires, qu’on appelloit les fang-fues publiques, & cependant j’entendoismurmurer de çe qu’on changeoit de con-duite. On avoir crut que le Teilier, quiétoit fage, modefte, & ennemi de toutluxe & de toute vanité, avoit confeilléle Cardinal Mazarin de mettre Colbert,qui étoit un de fes Commis, auprès de