cTAnne (TAutriche, (i 662.) 125mour du Roi en diminuanc fa vertu , parles applications dangereufes d’une per-fonne qu’il croyoit fon amie. C’eft cequi arrive d’ordinaire aux Grands ; caroutre qu’ils ont comme les autres hom-mes à combattre les pallions qui fe forti-fient dans leur propre cœur, ils ont en-core à réfifler aux pallions de ceux quiles approchent.
Le cœur du Roi étoit rempli de cesmiferes humaines, qui font dans la jeu-nellè le faux bonheur de tous les hon-nêtes gens. 11 fe lailJoit conduire douce-ment à fes pallions, & vouloir les fatif*faire. 11 étoit alors à Saint-Germain, &avoir pris la coutume d’aller à l’apparte-ment des filles de la Reine. Commel’entrée de leur chambre lui étoit défen-due par la févérité de la Dame d’honneur,il entretenoit fou vent Mademoifeîle dela Motte-Houdancourt, par un trou quiétoit à une cloifon d’ais de fapin , quipouvoit lui en donner le moyen. Jufques-Ià néanmoins ce grand Prince agiflàntcomme s’il eût été un particulier, avoicfouffert tous ces obftacles fans faire descoups de maître; mais fa palfion deve-nant plus forte, elle avoir auliî augmentéles inquiétudes de la Ducheflè de Navaïl*4 es, qui, avec les feules forces des loix
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