à'Anne d'Autriche. (1662.) \ijune grande abondance de larmes, &fansreflèntir la douleur où la mettoienc cesdeux grandes extrémités, où nécefiàire-ment il falloir prendre fon parti fur lesdeux volontés de l’homme , toujours ficontraires l’une h l’autre ; c’eft-à-dire cequi le porte félon la qualité de chrétien, îtdefirer les richefiès éternelles, ou félonla nature, à vouloir celles dont on jouitdans le temps.
Quand j’ai parlé de la difpute de laDucheflè de Navailles contre la Com-te fie de Soifions, quoique j’aie eu fujetde me plaindre de cette Princefiè, j’ainéanmoins blâmé mon amie à fon égardexaétemenc en toutes chofes , fuivantcette loi que je me fuis prefcrite, den’écouter ni l’amitié ni la haine, & deparler toujours félon ce que j’ai cru êtrela vérité ; mais en cette occafion, je nepuis que je n’efiime les motifs qui firentagir la Duchefiè de Navailles, qui la for-cèrent de croire qu’elle devoir fuivre lesfentiments de M. Joly, qu’elle avoit étéconfulter.
A fon retour à St. Germain, elle futpar fes efpions que des hommes de bon-ne mine avoient été vus la nuic fur lesgouttières & dans des cheminées , quidu toit pouvoient conduire les aventu-
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