d'Anne dAutriche. (1663.) HS& toute la Cour fut abattue de triftefïê.Au neuvième jour de la maladie de cettePrinceiïè, elle fut faignée pour la cin-quième fois , & cette quantité de fangtiré de fes veines, qui avoit diminué fesforces, fit que ce même jour ayant voulufe lever pour faire faire fon lit , elle fetrouva mal. Moniteur alors la tenoit d’u-ne main , & la Comieiïè de Flex * del’autre. Comme cet aimable Prince fenticque la Reine fa tnere alloit tomber enfoibleffè , & qu’il ne pouvoit pas la re-tenir , il fe laifii adroitement glifièr fouselle, de peur qu’elle ne fe bleflar. La Rei-ne , qui ne la quittoit guere , toute ef-frayée de l’état d’où elle vit alors la Reinefa mere , courut vers le cabinet des bainsoù étoit le Roi, en s’écriant, quelle étoitperdue , fi? que la Reine fa mere étoitmorte. Le Rot qui, dans toutes les mala-dies de la Reine fa mere , & particulié-ment en celle-là , eut pour elle des fenti-ments d’un fils plein de bonté, vint auffi-tôt où elle étoit. Il fervit à la relever ; &voyant que fes efprits lui revenoient, ilfut ravi de joie ; & courant le dire à laReine qui pleuroit encore, il la ramena au-près de cette illufire mere, où ilsdemeu*rerent fort inquiets de l’état où elle étoit.
* .Dame d’Vonncur de la Reine Mere,