(TAvne d'Autriche. (1663.) *4 ?de vipere, parurent lui en vouloir don-ner; mais comme ils font gens qui, pourl’ordinaire, défapprouvent ce qu’ils ne pra-tiquent pas, ils lui donnèrent enfin duquinquina. Ce remede lui ôta la fievre,c’eft-à dire la fit ceflèr pour quelque tempsen arrêtant l’humeur, mais lui laiflà l’ef-prit rempli de vapeurs , avec une maniéréd’afloupilTement qui paroifloit fâcheux.Elle demeura par leur ordre feize jours encet état, fans être purgée , parce qu’ilscraignoient de faire revenir la fievre parl’émotion de la médecine.
Dans ce même temps, la Reine eut larougeole; elle n’eut nul mauvais acci-dent, & en peu de jours elle en fut quit-te. Quand le Roi vit qu’elle fe portoitmieux, il fouhaita de la mener à Ver-failles , pour y prendre l’air ; mais com-me les premiers jours de fa maladie il n’a-voit point quitté fon lit, qu’au contrai-re , il étoit toujours demeuré auprès d’el-le, il ne fut pas plutôt arrivé à Verfailles,qu’il fut attaqué du même mal , maisbeaucoup plus dangereufement ; car aujugement de Valot, fon premier Méde-cin , il fut menacé d’une prompte mort.Ce Prince connut auffi-tôt le péril où iléroit ; il appeüa le Tellier, & lui ditqu’il fe fencoit en mauvais état, & qu’il