S Anne â'Autriche. (1663.) 153La Comteflè de SoifTons n’ayant poincréufli dans le deffein qu’elle avoir eu d’at-tacher le cœur du Roi à une dë Tes amies,eut de l’inquiétude de ce qu’elle avoicfait. Elle crut que la DuchefTe de Na-vailles pourroit l’avoir déeréditée auprèsde la Reine, & lui auroit peut-être faicconnoître les defirs qu’elle avoit formésen faveur de Mademoifelle de la Motte-Houdancourt. Pour remédier k ce malimaginaire , elle eut envie de faire quel-que confidence k la Reine de ce qui s’é-toit pafie fur ce fujet. On a dit, mais jene le fais pas certainement, qu’elle fup-plia le Roi de trouver bon que, pour ré-parer les mauvais offices de la DuchefTede Navailles, elle fe précautionnât avecla Reine, en lui difant quelque chofe dece qui ne pouvoit plus lui apporter dechagrin, puifqu’il n’y prenoit plus d’in-térêt ; & que le Roi y confentit , parcequ’il crut qu’elle ne manqueroit jamais kce qu’elle lui devoit.
La Reine-Mere étant alors convalef-cente, la Reine alloit fe promener; &fouvent les plus grands voyages fe termi-noient aux petites Carmélites de la ruedu Bouloi. JElle aimoit la mere de Reu-ville, Supérieure de ce Monaftere , qui,avec beaucoup de piété, avoit aufïï beattr
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