d'Anne dAutriche* (1663.) I( 53par raifon, la faifoient fouvenc revenir,ils fentoient que leurs ennemis travail-loient inceflàmmént à les perdre, & qu’ils,faifoient contr’eux ce que les mineursfont fous les battions qu’ils veulent fai-re fauter, & leur travail enfin ne fut pasinutile.
Dans ce même temps, c’eft-'a dire l’hy-ver qui fuivit la guérifon de la Reine-Mere , le Roi reçut la nouvelle de lamort de la Duchelfe de Savoye fa tante.Huit jours après mourut auffi la Duchefiède Savoye, fille du feu Duc d’Orléans,dont la dettinée fut pareille à la fleur, quile matin fleurit, & qui lefoir fe feche ; &la Princefiè Marguerite, qui avoir été pro-pofée pour être notre Reine , que facruelle dettinée, au lieu de ce bonheur »avoit fait Ducheffe de Parme, les fuivitde près. Confidérons par-là quelle eft lafragilité de la grandeur des Grands de laterre , & tâchons de profiter par cetteréflexion de la mort de ces trois grandesPrinceffes , dont les deux dernieresétoient fort jeunes.
Le printemps de cette année ( 1664 )la Cour alla à Verfailles, où fe firent lesplus belles fêtes du monde; le Roi vou>lant effacer par certe réjouiflance le fou-venir des maladies pafifées ; mais comme •