$ Anne <T Autriche. (1664.) 165ne fa mere lui avoit faite, lui dit que laComteflfe de Flex & la Ducheflè deNavailles , étoienc celles qui avoient misla Reine fa mere en mauvaife humeurcontre elle , & pefta fortement contreleur vertu, qu’elle mnintenoit être fortridicule. Le Roi fut fâché du chagrin quela Comteflè de Brancas avoit reçu, pourlui avoir voulu complaire; & cette ba-gatelle fut caufe que lui & la Reine famere furent quelque temps en froideur.Comme le Duc & la Duchelîè de Na-vailles étoient déjà à demi-réprouvés defa faveur, cette feûle plainte de Madamede Brancas pénétra le cœur du Roi, déjàmal difpofé pour elle, & y fit une playequi devint incurable. Il eft à croire quela Comteflè de Soilîons, leur ancienneennemie, y mit auffi un appareil qui neleur fut pas falutaire.
Peu après, le Roi fuivi des Reines &de toute la Cour, alla s’établir à Fontai-nebleau , pour y pafler une partie de l’é-té. Ce fut-là que le Roi, fur une paroleque lui répondit le Duc de Navailles enparlant d’une chofe de peu de conféquen-ce qui regardoit les Chevaux-Légers *,parut publiquement fe fâcher contrelui, & leur perte fut réfolue de lui & de
* Le Duc de Navailles les commandoit.