f68 Mémoires pour fervir à ÎHïft,fautes du Maréchal de Ja Motte , quiavoic été contre le fervice du Roi pen-dant les guerres de la Régence, fut en-tièrement effacé ; & ce qui manquoit àfa veuve pour être propre à ce grandemploi, ne fut pas remarqué.
La Reine-Mere étoit demeurée malfatisfaite de la hardieflè que Madame deBrancas avoit eue de parler au Roi con-tre elle, & fa tendreflè pour le Roi luifaifoit fentir douloureufement la froideurqu’il avoit eue pour elle, depuis l’indif-crétion de cette Dame, qu’elle foupçon-noit encore d’avoir continué de manquerau refpeét qu’elle lui devoir. Le Roi &la Reine fa mere en furent enfin brouil-lés , & parurent alors vifiblement malenfemble. Le chagrin de la Reine-Mereéclata tout-à-fait après la difgrace duDuc de Navailles & de fa femme , &la peine qu’elle en reçut la rendit plusfenfible fur les autres chofes. Le Roi,par cette même raifon , & parce qu’iln’aimoit pas ceux qu’elle regrettoit, felaiflà toucher d’un pareil fentiment, &montra que les perfonnes en qui la Reinefa mere avoit quelque confiance , lui dé-plaifoient.
* En ce même temps, cette Princeffe trou-va mauvais que le Roi eût faic juger une
affaire