i7§ Mémoires pour fervir à l'Pli fl.leurs vices , qu’ils les ont connus, &qu’ils en ont eu du moins de la honte ;que par leurs fentiments ils ont démêlé lebien & le mal, & qu’ils ont eftimé l’un,& condamné l’autre. Ceux d’entre cesgrands hommes qui ont été chrétiens ontplus fait, ils ont fait pénitence du malqu’ils ont vu en eux. Il faut fouhaiterquele Roi fuive leur exemple en cela, com-me il leur reflemble dans les grandeschofes qui les ont fait admirer.
La Reine-Mere voyant les mauvaifesdifpoficions où étoit le Roi à mon égard »eut la bonté de s’en inquiéter ; & ju-geant que dans le temps que mes amisétoient chaiTés, il ne faifoit pas bon pourmoi à la Cour* elle me fit la grâce deme mander de n’y pas aller ; fi bien queje demeurai à Paris attendant fes ordres,& que les chofes fuflênt adoucies. Quandenfuite j’eus l’honneur de la voir à Vin-cennes, où la Cour vint pafièr quelquetemps, elle me conta toutes ces particu-larités que je viens d'écrire, que peu deperfonnes ont fues ; & la Molina m’appritles larmes qu’elle lui avoic vu répandredans fon Oratoire.
La converfation du Roi & de la Rei-ne-Mere, & leur raccommodement, n’a-yoit pas été avantageux à la.Comtefle de