18o Mémoires pour fervir à l'IIift.avec le Roi , & de ne la mêler pâ-mais dans fes difcours. D’abord leComte de Brnncas crut que la Reine-Mere avoit été parler à fa femme pourlui faire une faveur ; & dans cette pen-fée, il voulut lui en rendre grâces; maisla Reine-Mere lui dit froidement : Nem'en remerciez pas , Brancas ; c'ejt queje défendais à votre femme de nom-mer mon nom au Roi. Il fut furprisde cette déclaration. Le mari & lafemme parurent affligés ; ils crièrent con-tre les mauvais offices qu’ils difoient qu’onleur avoit rendus , & fe plaignirent dela Comteflè de Flex , difant qu’elleavoit blâmé Madame de Brancas devantla Reine-Mere, des complaifances qu'el-le avoit eues pour le Roi. Dans le vrai,je crois qu'ils ne pouvoient avec jufticefe plaindre de perfonne, & que leur ma-niéré d’agir les avoit décrédités ; carvoulant acquérir les bonnes grâces duRoi par des voies que lui - même n’efti-moit pas, & conferver celles de la Rei-ne - Mere avec fon eftime , il leur avoitfallu faire & dire des chofes fi oppoféesles unes aux autres , que cela feul lesavoit fait tomber dans de fâcheux embar-ras, dont les fources & les effets ne pou-voient tarir facilement. Pendant qu’ils
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