i82 Mémoires pour fervir à P Ht fi.ComteflTe de Brancas ce qui avoit pu luidéplaire, elle l’oublia en faveur de leursintentions, qu’elle ne crut pas mauvai-fes, & ne laifla pas de les traiter favora-blement. Ce n’eft pas que je ne fois per-fuadée que ce qu’elle eut à facrifier àDieu en cette occafion lui coûta beau-coup ; parce que tout ce qui regardoit leRoi la touchoit vivement, non point parfa qualité de Roi, mais par la tendrefièqu’elle avoit pour lui.
Pendant le féjour de la Cour h Fon-tainebleau , Madame accoucha d’un fils,dont la Reine-Mere témoigna une gran-de joie, & le Roi parut en reflèntir au-tant que fi ce préfent du Ciel lui avoit étédonné à lui-même. Il fut appellé le Ducde Valois , pour reffufciter en lui cetteilluftre branche qui a donné tant de grandsRois à la France.
Enfuite de toutes ces chofes, la Courrevint à Vincennes, où j’eus l’honneur derevoir la Reine; après une longue con-verfation avec elle, je trouvai qu’il étoicnéceflàire de parler au Roi. Je le fis, &je le fuppliai de croire que comme j’étoisfidelle à mes amis, je l’étois davantageà mon maître ; & qu’il étoit impofli-ble, félon mes fentiments, que je puflemanquer à ce premier devoir. Il me