d'Anne dAutriche. (1664.) 189à la correction des inconfidératicns deMadame de Brancas fa mere.
Le dixième Octobre , toute la Courpartit de Vincennes pour aller il Verfail-les palier quelques jours dans les diver-tiflements que le Roi leur préparait. LaReine, qui alors étoit avancée dans fagrofleiTe , avoit eu des maux de reinsqui lui avoient fait peur : elle eût voulune point, aller k ce voyage, de craintede fe blelïèr : car elle aimoit à fe con-ferver dans Tes grofTelTes. Le Roi, pourl’y engager, & guérir fon inquiétude& fes larmes, prit le foin lui-même delui faire compofer une chaife, qui ref-fembloit tout-k-fait k un lit portatif;& de l’aveu de la Reine, elle s’y trouvacommodément. Comme il étoit avanta-geux au Roi d’avoir des enfants, & queles voyages font toujours dangereux àune femme qui eft en cet état, il fem-ble qu’il étoit de la prudence de préfé-rer k fes plaifirs la confervation de la Rei-ne : mais ce Prince étoit dans cet âge,où quafi toujours le cœur l’emporte furtout le relie. Le jour que la Reine par-tit de Vincennes , elle vint doucementdans fa machine dîner aux petites Car-mélites fes favorites, & elle leur fit parcde fes chagrins.