(TAnne iAutriche. (1665.) 225glorifier Dieu dans vos fouffrances,pourfoulager les pauvres , & pour mus faireplaifir à tous. Elle ne me répondit point,mais elle leva les yeux au Ciel; & joi-gnant les mains, elle fut quelque tempscomme occupée en Dieu, à s’offrir à luifans doute , pour vivre félon fa faintevolonté.
La veille de Saint-Jean, étant allée àSaint-Germain, je me trouvai feule auxpieds des deux Reines, dans un petit ca-binet qui étoit dans la ruelle du lit de laReine-Mere.Elle fe portoit un peu mieux,& commençoit à fe lever. Ces deuxgrandes Princeffes furent affez long-tempsh s’entretenir de ces chofes qui ne fontrien en effet, & qui paroiffent de grandsévénements dans les temps qu’elles ar-rivent , & qu’elles occupent triftementl’efprit & le cœur de ceux qui les Tentent.* La Reine fe trouvant alors touchée dela confoîation qui fe rencontre dans laconfiance & l’amitié, tout d’un coup fetourna vers la Reine fa mere, & la re-gardant tendrement, lui dit en Efpagnol,les larmes aux yeux : Mis penas no fer annaâa , conque Dios me guarde a mi ma-
* Ces Princeffes parloient de quelques particu-larités rie l’amour du Roi pour Mademoifeile dela Valiere,
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