£ Anne d'Autriche. (1665.) 245elle une funeile & cruelle maladie. Quandces deux trilles journées du Dimanche& du Lundi furent paflfées, je dis h cetteconllante Princefle que j’avois admiré lafermeté qu’elle avoir eue h la vue quaficertaine de la mort, & que j’en avois étéétonné. Elle me fit l’honneur de merépondre , non comme une fanfaronne,mais avec une humble fincérité : Per formedéfi bien-aife de mourir ; mais il eftvraique Dieu me fait cette grâce den êtremoins troublée que les autres.
Le Roi, alors prefîë par lui-même, &par la néceflité de trouver des remedesau mai de 4 a Reine fa mere, lui parla dequitter Gendron. Elle s’y réfolut aufli-tôt par le mauvais état de fon cancer,qui, bien-loin d’être durci, étoit ouvert detous côtés, & de fon fein qui en plu-fieurs endroits étoit plein de trous. Danscette extrémité, & fuivant le confeil desMédecins , elle fe mit entre les mainsd’Alliot , dont beaucoup de perfonneszélées pour fa confervation eurent unegrande joie ; car on efpéra que peut-être il pourroit ou la guérir, ou la fairevivre plus long-temps; mais érant mandé,il dit qu’il la trouvoit trop malade pourlui pouvoir appliquer fes remedes, &pour en efpérer quelque bon fuceès. Le
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