250 Mémoires pour fervir à VHifî.
Après donc que par tant de bruit oneut fait réfoudre la Reine-Mere à partir,on lui mit de l’eau de chaux dans faplaye, & on la remit dans fa chaife pourêtre rapportée au Louvre. Je n’avoispoint été lui rendre mes devoirs le ma-tin de ce terrible jour *. Monfieur, à quij’allai à fon réveil demander des nou-velles de la Reine fa mere, me fit l’hon-neur de m’apprendre fon retour, & quela gangrené étoit à fa playe. Je cruspour cette fois que nous l’allions perdre,& que la nature affoiblie en elle ne pour-roit réfifter à ce dernier accident. Je nedoute pas non plus qu’elle ne fût affli-gée de n’avoir pu demeurer au Val-de-Grace ; & je courus au Louvre attendrequ’elle arrivât. En entrant dans fon baluf-tre, où elle fut apportée dans la mêmechaife qui lui avoir fervi pour venir deSaint-Germain à Paris, elle me vit,.& me fit l’honneur de me regarder avecdes yeux qui me firent bien vite con-noître fes fèntiments. Je lui dis enm’approchant d’elle, que je louois Dieade voir qu’elle pratiquoit les vertus desFilles de Sainte - Marie , dont une desprincipales eft de rompre leur volonté-en toutes chofes. Elle me répondit feu»
* Je logeois au VaUis-RoyaJ,